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Bilaska 20 mg, comprimé, boîte de 3 plaquettes thermoformées de 10

Bilaska

Bilaska est un médicament sous forme de comprimé (30) à base de Bilastine (20 mg).
Autorisation de mise sur le marché le 01/04/2011 par MENARINI FRANCE au prix de 6,43€.

 

À propos

    Principes actifs

  • Bilastine

    Excipients

  • Cellulose microcristalline (E460)
  • Carboxyméthylamidon
  • Silice (E551)
  • Magnésium stéarate (E572)

    Classification ATC

    • système respiratoire

      • antihistaminiques à usage systémique

        • antihistaminiques à usage systémique

          • autres antihistaminiques à usage systémique

            • bilastine

    Statut

    Ce médicament est autorisé sur le marché depuis le 01/04/2011.

 

Indications : pourquoi le prendre?

Indications d’utilisation
  • Rhinite allergique saisonnière
  • Rhinoconjonctivite allergique perannuelle
  • Urticaire allergique

Indications thérapeutiques

Traitement symptomatique de la rhino-conjonctivite allergique (saisonnière et perannuelle) et de l'urticaire chez les adultes et les adolescents (de 12 ans et plus).

 

Contre indications : pourquoi ne pas le prendre ?

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

 

Posologie et mode d'administration

Posologie

Adultes et adolescents (12 ans et plus)

La posologie recommandée est de 20 mg de bilastine (un comprimé) une fois par jour.

Le comprimé doit être pris 1 heure avant ou 2 heures après la prise de nourriture ou de jus de fruit (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Populations spécifiques

Sujets âgés

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les personnes âgées (voir rubriques Propriétés pharmacodynamiques et Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance rénale

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire en cas d'insuffisance rénale (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance hépatique

Aucune donnée clinique n'est disponible chez les patients insuffisants hépatiques.

Compte tenu de l'absence de métabolisation de la bilastine et de son élimination en majorité par voie urinaire, il n'est pas attendu d'augmentation significative de l'exposition systémique en cas d'insuffisance hépatique au-delà des marges de sécurité.

Par conséquent, aucun ajustement posologique n'est nécessaire en cas d'insuffisance hépatique (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Population pédiatrique

Il n'y a pas d'utilisation justifiée de bilastine chez les enfants âgés de 0 à 2 ans dans les indications de rhino-conjonctivite allergique et d'urticaire.

La tolérance et l'efficacité n'ont pas encore été établies chez les enfants de moins de 12 ans.

Durée du traitement

L'utilisation de la bilastine dans le traitement de la rhinite allergique devra être limitée à la période d'exposition aux allergènes.

En cas de rhinite allergique saisonnière, le traitement pourra être arrêté après la disparition des symptômes et sera repris au moment de leur réapparition.

En cas de rhinite allergique perannuelle un traitement continu pourrait être proposé aux patients durant les périodes d'exposition aux allergènes.

En cas d'urticaire la durée du traitement dépendra de la nature, de la durée et de l'évolution de la symptomatologie.

Mode d'administration

Voie orale.

Le comprimé doit être avalé avec de l'eau. Il est recommandé d'administrer la dose quotidienne en une seule prise.

Comprimé blanc, ovale, biconvexe (longueur 10 mm, largeur 5 mm).

La barre de cassure est destinée à faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en deux demi-doses égales.

 

Mises en garde et précautions d'emploi

Population pédiatrique

L'efficacité et la tolérance de la bilastine n'ont pas été établies chez les enfants de moins de 12 ans.

En cas d'insuffisance rénale modérée à sévère, l'administration concomitante de bilastine et d'inhibiteurs de la P-glycoprotéine tels que le kétoconazole, l'érythromycine, la ciclosporine, le ritonavir ou le diltiazem, peut augmenter les taux plasmatiques de bilastine et par conséquent augmenter le risque de survenue d'effets indésirables de la bilastine. Il convient donc d'éviter l'administration concomitante de bilastine et d'inhibiteurs de la P-glycoprotéine chez les patients ayant une insuffisance rénale modérée à sévère.

 

Grossesse et allaitement

Grossesse

Il n'y a pas ou peu de données sur l'utilisation de la bilastine chez la femme enceinte.

Les études menées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet toxique direct ou indirect sur la reproduction, la mise bas ou le développement post-natal (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Par mesure de précaution, il est recommandé de ne pas utiliser BILASKA au cours de la grossesse.

Allaitement

L'excrétion de la bilastine dans le lait n'a pas été étudiée chez l'homme. Les données de pharmacocinétique disponibles chez l'animal ont montré une excrétion de la bilastine dans le lait (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Une décision d'interrompre/d'éviter le traitement par BILASKA doit être prise en prenant en compte le bénéfice de l'allaitement pour l'enfant au regard du bénéfice du traitement par bilastine pour la mère.

Fertilité

Il n'y a aucune donnée clinique, ou elles sont très limitées. Une étude menée chez le rat n'a pas montré d'effets toxiques sur la fertilité (voir rubrique Données de sécurité précliniques).

 

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Interaction avec la nourriture: la prise de nourriture réduit significativement la biodisponibilité orale de la bilastine de 30 %.

Interaction avec le jus de pamplemousse: l'administration concomitante de jus de pamplemousse réduit la biodisponibilité de la bilastine de 30 %. Cet effet peut également être observé avec d'autres jus de fruit. La diminution de la biodisponibilité peut varier en fonction des fabricants de jus de fruits et du type de fruits. Le mécanisme de cette interaction est l'inhibition de l'OATP1A2, un transporteur au niveau de l'absorption dont la bilastine est un substrat (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Les médicaments qui sont des substrats ou des inhibiteurs de l'OATP1A2, tels que le ritonavir ou la rifampicine, peuvent également entrainer une réduction de la concentration plasmatique de bilastine.

Interaction avec le kétoconazole ou l'érythromycine: l'administration concomitante de kétoconazole ou d'érythromycine multiplie par 2 l'aire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques et par 2-3 la concentration maximale plasmatique (Cmax) de la bilastine. Compte tenu du fait que la bilastine est un substrat de la P-glycoprotéine et qu'elle n'est pas métabolisée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques), ces observations peuvent s'expliquer par l'interaction avec les transporteurs d'efflux intestinaux. Ces modifications ne sont pas de nature à affecter le profil de sécurité de la bilastine, du kétoconazole ou de l'érythromycine. Les autres médicaments substrats ou inhibiteurs de la P-glycoprotéine, tels que la ciclosporine, pourraient également augmenter les concentrations plasmatiques de la bilastine.

Interaction avec le diltiazem: l'administration concomitante de 20 mg de bilastine et de 60 mg de diltiazem a augmenté la concentration plasmatique maximale (Cmax) de la bilastine de 50 %. Cet effet peut s'expliquer par l'interaction avec les transporteurs d'efflux intestinaux (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques), et ne semble pas avoir d'effet significatif sur le profil de sécurité de la bilastine.

Interaction avec l'alcool: les performances psychomotrices après administration concomitante d'alcool et de 20 mg de bilastine étaient comparables à celles observées après administration concomitante d'alcool et du placebo.

Interaction avec le lorazépam: il n'a pas été mis en évidence de potentialisation de l'effet dépresseur du lorazépam sur le système nerveux central après administration concomitante de 20 mg de bilastine et de 3 mg de lorazépam durant 8 jours.

Population pédiatrique

Les études d'interactions médicamenteuses n'ont été réalisées que chez l'adulte. Le niveau d'importance des interactions médicamenteuses et autres formes d'interactions attendues est considéré comme similaire dans la population pédiatrique de 12 à 17 ans.

 

Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance

Au cours des études cliniques, la fréquence des événements indésirables observés chez les patients souffrant de rhino-conjonctivite allergique ou d'urticaire chronique idiopathique traités par bilastine 20 mg a été comparable à celle observée sous placebo (12,7 % versus 12,8 %).

Les études cliniques de phase II et III réalisées pendant le développement clinique ont inclus 2525 patients traités avec différentes doses de bilastine, dont 1697 ont reçu 20 mg de bilastine. Au cours de ces études, 1362 patients ont reçu le placebo. Les effets indésirables les plus fréquents rapportés chez les patients recevant 20 mg de bilastine dans les indications rhino-conjonctivite allergique ou urticaire chronique idiopathique  ont été : maux de tête, somnolence, sensations vertigineuses et fatigue. La fréquence de ces événements indésirables a été la même dans le groupe placebo.

Résumé tabulé des effets indésirables

Les effets indésirables au moins probablement liés à la bilastine et dont la fréquence était supérieure à 0,1 % chez les patients recevant 20 mg de bilastine dans les études réalisées durant le développement clinique (N=1697) sont présentés dans le tableau ci-dessous:

Les définitions suivantes ont été utilisées afin de classer les effets indésirables par ordre de fréquence:

Très fréquents (≥ 1/10)

Fréquents (≥ 1/100 à < 1/10)

Peu fréquents (≥ 1/1 000 à < 1/100)

Rares (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)

Très rares (< 1/10 000)

Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles)

Les effets indésirables rares, très rares et ceux dont la fréquence n'est pas connue ne sont pas reportés dans le tableau.

Organes

Bilastine 20 mg

Bilastine (tous dosages)

 

 

 

Fréquence

Effet indésirable

N=1697

N=2525

 

 

 

Infections et infestations

 

 

Peu fréquent

Herpès buccal

2 (0,12 %)

2 (0,08 %)

 

 

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

 

Peu fréquent

Augmentation de l'appétit

10 (0,59 %)

11 (0,44 %)

 

 

 

Troubles psychiatriques

 

 

Peu fréquent

Anxiété

6 (0,35 %)

8 (0,32 %)

 

 

 

 

Insomnie

2 (0,12 %)

4 (0,16 %)

 

 

 

Troubles du système nerveux

 

 

Fréquent

Somnolence

52 (3,06 %)

82 (3,25 %)

 

 

 

 

Céphalées

68 (4,01 %)

90 (3,56 %)

 

 

 

Peu fréquent

Sensation vertigineuse

14 (0,83 %)

23 (0,91 %)

 

 

 

Troubles au niveau de l'oreille et du labyrinthe

 

 

Peu fréquent

Acouphènes

2 (0,12 %)

2 (0,08 %)

 

 

 

 

Vertige

3 (0,18 %)

3 (0,12 %)

 

 

 

Troubles cardiaques

 

 

 

Bloc de branche droit

4 (0,24 %)

5 (0,20 %)

 

 

 

 

Arythmie sinusale

5 (0,30 %)

5 (0,20 %)

 

 

 

Peu fréquent

Allongement de l'intervalle QT

9 (0,53 %)

10 (0,40 %)

 

 

 

 

Autres anomalies de l'ECG

7 (0,41 %)

11 (0,44 %)

 

 

 

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

 

 

 

Dyspnée

2 (0,12 %)

2 (0,08 %)

 

 

 

Peu fréquent

Gêne nasale

2 (0,12 %)

2 (0,08 %)

 

 

 

 

Sécheresse nasale

3 (0,18 %)

6 (0,24 %)

 

 

 

Troubles gastro-intestinaux

 

 

Peu fréquent

Douleur abdominale haute

11 (0,65 %)

14 (0,55 %)

 

 

 

 

Douleur abdominale

5 (0,30 %)

5 (0,20 %)

 

 

 

 

Nausée

7 (0,41 %)

10 (0,40 %)

 

 

 

 

Sensation de gêne gastrique

3 (0,18 %)

4 (0,16 %)

 

 

 

 

Diarrhée

4 (0,24 %)

6 (0,24 %)

 

 

 

 

Sécheresse buccale

2 (0,12 %)

6 (0,24 %)

 

 

 

 

Dyspepsie

2 (0,12 %)

4 (0,16 %)

 

 

 

 

Gastrite

4 (0,24 %)

4 (0,16 %)

 

 

 

Troubles de la peau et du tissu sous-cutané

 

Peu fréquent

Prurit

2 (0,12 %)

4 (0,16 %)

 

 

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

 

 

 

Fatigue

14 (0,83 %)

19 (0,75 %)

 

 

 

 

Soif

3 (0,18 %)

4 (0,16 %)

 

 

 

Peu fréquent

Affection préexistante améliorée

2 (0,12 %)

2 (0,08 %)

 

 

 

 

Fièvre

2 (0,12 %)

3 (0,12 %)

 

 

 

 

Asthénie

3 (0,18 %)

4 (0,16 %)

 

 

 

Investigations

 

 

 

Augmentation des gamma GT

7 (0,41 %)

8 (0,32 %)

 

 

 

 

Augmentation des ALAT

5 (0,30 %)

5 (0,20 %)

 

 

 

Peu fréquent

Augmentation des ASAT

3 (0,18 %)

3 (0,12 %)

 

 

 

 

Augmentation de la créatininémie

2 (0,12 %)

2 (0,08 %)

 

 

 

 

Augmentation des triglycérides

2 (0,12 %)

2 (0,08 %)

 

 

 

 

Prise de poids

8 (0,47 %)

12 (0,48 %)

 

 

 

Fréquence de survenue indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) : palpitations et tachycardie qui ont été observés depuis la commercialisation.

Description des effets indésirables d'intérêt

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été : somnolence et mal de tête (fréquent) ; vertige et fatigue (peu fréquent). Comparativement au placebo, leur fréquence de survenue était : somnolence : 3.06 % (placebo : 2.86 %) ; céphalées : 4.01 % (placebo : 3.38 %) ; vertige : 0.83 % (placebo : 0.59 %), ; et sensation de fatigue : 0.83 % (placebo : 1.32 %).

La plupart des effets indésirables mentionnés dans le tableau ci-dessus ont été observés avec une fréquence similaire chez des patients traités par bilastine 20 mg ou placebo.

Les informations recueillies depuis la commercialisation ont confirmé le profil de tolérance observé pendant le développement clinique.

Population pédiatrique

Pendant le développement clinique la fréquence, le type et la gravité des effets indésirables chez les adolescents (de 12 à 17 ans) ont été les mêmes que ceux observés chez les adultes. Les informations recueillies dans cette population (adolescents) depuis la commercialisation ont confirmé les résultats des essais cliniques.

Déclaration des effets indésirables suspectés 

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

 

Surdosage

Les données relatives au surdosage de bilastine sont issues de l'expérience acquise au cours des études cliniques conduites lors du développement et par la surveillance depuis la  commercialisation. Dans les essais cliniques, après administration chez des volontaires sains de la bilastine à des doses 10 à 11 fois supérieures à la dose thérapeutique (220 mg en administration unique ou 200 mg/jour pendant 7 jours) la fréquence des effets indésirables a été deux fois supérieure à celle observée sous placebo. Les effets indésirables les plus fréquemment observés ont été : sensations vertigineuses, céphalées et nausées. Il n'a pas été observé d'effet indésirable grave ni d'allongement significatif de l'intervalle QTc. Les informations recueillies depuis la commercialisation sont  en accord avec les données issues des essais cliniques.

L'effet de l'administration répétée de bilastine (100 mg pendant 4 jours) sur la repolarisation ventriculaire a été mesuré au cours d'une étude spécifique du QT/QTC conduite en cross-over chez 30 volontaires sains. Cette étude n'a pas montré d'allongement significatif de l'intervalle QTc.

En cas de surdosage un traitement symptomatique ainsi qu'une surveillance des fonctions vitales sont recommandés.

Il n'existe pas d'antidote connu de la bilastine.

 

Effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Une étude réalisée pour évaluer les effets de la bilastine sur l'aptitude à conduire des véhicules a démontré qu'un traitement avec 20 mg n'affectait pas les performances de la conduite. Cependant, les patients doivent être informés que très rarement quelques personnes ont ressenti de la somnolence, ce qui pourrait affecter leur aptitude à conduire ou utiliser des machines.

 

Propriétés pharmacologiques

Classe pharmacothérapeutique: AUTRES ANTIHISTAMINIQUES POUR USAGE SYSTEMIQUE, code ATC: R06AX29.

La bilastine est un antihistaminique non sédatif, d'action prolongée, exerçant un effet antagoniste sélectif sur les récepteurs H1 périphériques, et dénué d'affinité pour les récepteurs muscariniques.

La bilastine administrée en dose unique inhibe les réactions érythémato-papuleuses induites par l'histamine pendant 24 heures.

Dans les études cliniques conduites chez l'adulte et l'adolescent présentant une rhino-conjonctivite allergique (saisonnière et perannuelle), la bilastine 20 mg une fois par jour pendant 14 à 28 jours a amélioré les symptômes tels que éternuements, rhinorrhée, démangeaisons nasales, congestion nasale, démangeaisons oculaires, larmoiement et rougeurs oculaires. L'effet sur l'amélioration des symptômes était maintenu pendant 24 heures.

Dans deux études cliniques conduites chez des patients présentant un urticaire chronique idiopathique, la bilastine 20 mg une fois par jour pendant 28 jours a amélioré l'intensité des démangeaisons, le nombre et la taille des papules, ainsi que l'inconfort dû à l'urticaire. La qualité du sommeil ainsi que la qualité de vie des patients ont été améliorées.

Il n'a pas été observé d'allongement cliniquement significatif de l'intervalle QTc ni aucun autre effet cardiovasculaire au cours des études cliniques conduites avec la bilastine avec des doses allant jusqu'à 200 mg/jour (10 fois la dose thérapeutique) administrées à 9 sujets pendant 7 jours, ou encore lors d'administration concomitante d'inhibiteurs de la P-gp, tels le kétoconazole (chez 24 sujets) et l'érythromycine (chez 24 sujets). De plus, une étude spécifique de l'intervalle QT a été conduite chez 30 volontaires sains.

Dans les études cliniques contrôlées à la dose recommandée de 20 mg une fois par jour, le profil de sécurité sur le système nerveux central de la bilastine était similaire au placebo et l'incidence de la somnolence n'a pas été statistiquement différente par rapport au groupe placebo. Avec des doses allant jusqu'à 40 mg/jour, il n'a pas été mis en évidence d'altération des facultés psychomotrices au cours des essais cliniques, ni d'effet sur l'aptitude à la conduite des véhicules au cours des tests réalisés.

Au cours des études de phase II et III, l'efficacité et la tolérance chez les sujets âgés (≥ 65 ans) n'ont pas été différentes de celles des sujets plus jeunes. Une étude post-autorisation chez 146 sujets âgés n'a pas montré de différence dans le profil de tolérance par rapport à la population adulte.

Population pédiatrique

Des adolescents (âgés de 12 à 17 ans) ont été inclus dans les études conduites au cours du développement clinique. Parmi eux, 128 adolescents ont reçu de la bilastine (dont 81 au cours des études en double insu conduites dans la rhino-conjonctivite allergique). 116 adolescents supplémentaires ont été randomisés pour recevoir un comparateur actif ou un placebo. Il n'a pas été observé de différence entre adultes et adolescents en termes d'efficacité et de tolérance.

L'Agence européenne des médicaments a différé l'obligation de soumettre les résultats d'études réalisées avec BILASKA dans un sous-groupe de la population pédiatrique dans le traitement de la rhino-conjonctivite allergique et de l'urticaire (voir rubrique Posologie et mode d'administration pour les informations concernant l'usage pédiatrique).

Absorption

Après administration orale, la bilastine est absorbée rapidement, avec un Tmax d'environ 1,3 heures. Il n'a pas été observé d'accumulation. La valeur moyenne de la biodisponibilité de la bilastine retrouvée après administration par voie orale est de 61%.

Distribution

Les études in vitro et in vivo ont montré que la bilastine est un substrat de la P-glycoprotéine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions « Interaction avec le kétoconazole, l'érythromycine, et le diltiazem ») et de l'OATP (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions « Interaction avec le jus de pamplemousse »). La bilastine ne semble pas être un substrat du transporteur BCRP ou des transporteurs rénaux OCT2, OAT1 et OAT3. Sur la base des résultats obtenus in vitro, la bilastine ne devrait pas inhiber les transporteurs suivants dans la circulation sanguine: P-glycoprotéine, MRP2, BCRP, BSEP, OATP1B1, OATP1B3, OATP2B1, OAT1, OAT3, OCT1, OCT2 et NTCP, dès lors qu'une légère inhibition a été détectée pour la P-glycoprotéine, l'OATP2B1 et l'OCT1, avec une IC50 ≥ 300µM, beaucoup plus élevée que la Cmax plasmatique calculée et donc par conséquent ces interactions ne sont pas considérées comme cliniquement significatives. Cependant, sur la base de ces résultats, l'inhibition par la bilastine des transporteurs présents dans la muqueuse intestinale, par exemple la P-glycoprotéine, ne peut être exclue.

A la dose thérapeutique, le taux de liaison de la bilastine aux protéines plasmatiques est de 84-90 %.

Métabolisation

Dans les études in vitro, la bilastine n'a pas induit ni inhibé l'activité des isoenzymes du CYP450.

Élimination

Après administration d'une dose de 20 mg de bilastine marquée au 14C chez des volontaires sains, environ 95 % de la dose ont été retrouvés dans les urines (28,3 %) et les fèces (66,5 %) sous forme inchangée, confirmant que la bilastine n'est pas significativement métabolisée chez l'homme. La demi-vie d'élimination moyenne calculée chez le volontaire sain a été de 14,5 heures.

Linéarité

La cinétique de la bilastine est linéaire entre l'intervalle de doses étudiées (5 à 220 mg) avec une faible variabilité interindividuelle.

Insuffisance rénale

Dans une étude conduite chez les patients insuffisants rénaux, l'aire sous la courbe (ASC) moyenne (± écart-type) est passée de 737,4 (± 260,8) ngxh/ml, mesurée chez les patients sans insuffisance rénale ayant un débit de filtration glomérulaire (DFG) > 80 ml/min/1,73 m2) à 967,4 (± 140,2) ngxh/ml chez les patients avec une insuffisance rénale légère (DFG: 50 - 80 ml/min/1,73 m2) , 1384,2 (± 263,23) ngxh/ml chez les patients avec une insuffisance rénale modérée (DFG: 30 - 50 ml/min/1,73 m2) et 1708,5 (± 699,0) ngxh/ml chez les patients avec une insuffisance rénale sévère (DFG < 30 ml/min/1,73 m2).

La demi-vie moyenne (± écart-type) de la bilastine a été de 9,3 h (± 2,8) chez les patients sans insuffisance rénale, 15,1 h (± 7,7) chez les patients avec une insuffisance rénale légère, 10,5 h (± 2,3) chez les patients avec une insuffisance rénale modérée et 18,4 h (± 11,4) chez les patients avec une insuffisance rénale sévère. L'élimination urinaire de la bilastine a été complète après 48-72 heures chez tous les sujets. Ces modifications pharmacocinétiques ne sont a priori pas susceptibles d'avoir un effet cliniquement significatif sur la sécurité de la bilastine, au vu des taux plasmatiques de bilastine observés qui restent dans la marge de sécurité de la bilastine.

Insuffisance hépatique

La pharmacocinétique n'a pas été étudiée chez le patient insuffisant hépatique. La bilastine n'est pas métabolisée chez l'homme. Les résultats des études chez l'insuffisant rénal ayant montré que la bilastine est éliminée principalement par voie urinaire, il est attendu que son élimination par voie biliaire soit très faible. Par conséquent, les modifications de la fonction hépatique ne sont pas susceptibles d'avoir un retentissement cliniquement significatif sur la pharmacocinétique de la bilastine.

Sujets âgés

Les données pharmacocinétiques chez les sujets âgés de plus de 65 ans sont limitées. Aucune différence statistiquement significative n'a été observée entre la pharmacocinétique de la bilastine chez les sujets âgés de plus de 65 ans et la population adulte âgée entre 18 et 35 ans.

Population pédiatrique

Aucune donnée pharmacocinétique n'est disponible chez les adolescents (de 12 à 17 ans).  L'extrapolation à partir des données des adultes a été considérée comme suffisante.

 

Durée et précautions particulières de conservation

Durée de conservation :

5 ans.

Précautions particulières de conservation :

Pas de précautions particulières de conservation.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Plaquettes thermoformées en 2 parties :

1. Laminât, comprenant un polyamide orienté (partie externe du laminât), aluminium et PVC (partie interne du laminât).

2. Feuille d'aluminium.

La feuille d'aluminium est thermoscellée avec une laque de thermoscellage (copolymère de PVC-PVAC et résine de butylméthylacrylate) avec le laminât après moulage et remplissage des comprimés.

Chaque plaquette thermoformée contient 10 comprimés. Les plaquettes thermoformées sont conditionnées dans un étui cartonné. Boîte de 30 comprimés.

 

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